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4.1.2.2. La Grèce exige le retour des frises du Parthénon : le corrigé

Réponses / corrigé :

  • exposer le contexte en 1801 et le contexte en 2020.

    En 1801, la Grèce appartient à l’Empire ottoman depuis le XIVe s. Elle a auparavant été byzantine et romaine. Et il n’y a jamais eu d’Etat grec à proprement parler puisque la Grèce antique était constituée de nombreuses cités-Etats dont Athènes et Sparte. La proclamation de l’indépendance de la Grèce date de 1830. C’est alors seulement qu’Athènes en devient la capitale et la colline de l’Acropole son symbole. En 2020, la Grèce fait partie de l’Union européenne et le Royaume-Uni en sort. C’est l’occasion pour la Grèce d’inclure cette question dans les négociations du Brexit.

    https://www.lefigaro.fr/arts-expositions/londres-craint-que-la-restitution-des-frises-du-parthenon-s-invite-dans-les-negociations-du-brexit-20200220
  • quels sont les « acteurs » cités dans l’article ? En existe-t-il d’autres ?

    Le gouvernement grec (la Grèce), le Royaume-Uni (Londres), l’Empire ottoman (début du XIXe s.), le British Museum de Londres, le diplomate britannique Lord Elgin, les comités internationaux soutenant la restitution des marbres du Parthénon (dont l’Association internationale pour la réunification des sculptures du Parthénon), la ministre grecque de la Culture (Lina Mendoni), l’UNESCO (organisation liée à l’ONU), le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Autres : les opinions publiques, le peuple grec, les personnalités (people), d’autres Etats se trouvant dans la même situation que la Grèce par rapport à une spoliation ancienne….
  • l’enjeu matériel (les frises et autres marbres) : de quoi parle-t-on exactement lorsqu’on parle des frises du Parthénon ?

    Les frises du Parthénon sont en marbre et de style ionique (sur un bâtiment dorique). Elles mesurent 160 mètres de long et représentent 378 figures humaines et 245 animaux. L’ensemble entourait le sékos (partie fermée) du Parthénon qui est situé sur l’Acropole d’Athènes. Il fut sculptée sous la direction de Phidias entre 442 et 438 av. J.-C.
    (d’après wikipedia)
  • que s’est-il passé exactement à Athènes puis à Londres au début du XIXe siècle ?

    Lord Elgin, en 1801, obtint de l’empire ottoman un accès à l’Acropole.
    Un tiers des côtés sud et nord de la frise fut enlevé. En 1802, la moitié du décor sculpté du Parthénon fut aussi enlevée. À l’automne 1802, encore sept nouvelles plaques. Les travaux continuèrent jusqu’en 1804-1805. Les caisses furent envoyées à Londres.
    Lord Elgin loua une résidence sur Park Lane pour exposer sa collection en 1807 dans un « abri de jardin » ; les marbres furent rapidement très à la mode.
    Au début des années 1810, ce pillage fut dénoncé par le poète Lord Byron. Pressé par les problèmes financiers, Lord Elgin chercha à vendre sa collection. Le gouvernement anglais la racheta et installa les marbres au British Museum.
    (d’après wikipedia)
  • quelles ont été les étapes de la controverse depuis ?

    1832-1848 : négociations entre la Grèce et le Royaume-Uni
    1983 : la ministre de la Culture de l’époque, Melina Mercouri, réclame le retour des frises à Athènes.
    1997 : le nouveau ministre de la Culture britannique déclare à la BBC que le retour des marbres d’Elgin n’était “ni faisable ni raisonnable”.
    2008 : ouverture du nouveau musée de l’Acropole à Athènes
    2014 : l’Unesco demande le retour des frises du Parthénon
    2020 : la Grèce formule une nouvelle demande de restitution
  • quels ont été les arguments utilisés dans la controverse depuis 1801 jusqu’à 2020 ?

    Le gouvernement grec avance 2 arguments :
    le premier fait valoir que tout État doit pouvoir être propriétaire d’un élément essentiel de son patrimoine culturel ou historique ;
    le second est que la frise a été achetée au gouvernement ottoman qui ne représentait pas le peuple grec.
    À cette argumentation, le gouvernement britannique répond que la frise a été achetée au représentant de l’autorité souveraine en fonction au moment de la vente, c’est-à-dire l’Empire ottoman et que l’État britannique en est donc le légitime propriétaire. Quant au British Museum, il répond que les éléments de la frise font partie du patrimoine mondial et qu’elles sont plus accessibles au public à Londres qu’à Athènes. Les partisans du British Museum prétendent, également, que les marbres ont été mieux conservés à Londres que dans la pollution athénienne. (wikipédia)
  • quels sont les enjeux géopolitiques et patrimoniaux en 2020 ?

    En 2020, la Grèce sort d’une décennie marquée par une crise financière et économique majeure. Elle cherche à réaffirmer sa place dans l’UE et plus généralement dans l’Europe. Cela passe par le rappel du rôle fondateur de la culture grecque dans la civilisation européenne dans un moment où la Grèce doit faire face à la « nouvelle politique ottomane » du président Turc R.T. Erdogan. L’Europe a donc toutes les raisons d’écouter la demande grecque concernant la restitution des frises du Parthénon, surtout dans le contexte du Brexit.

  • citez d’autres exemples de problématiques similaires en France actuellement.

    Par exemple les biens pillés durant la colonisation.
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-de-lhistoire/le-journal-de-lhistoire-du-mardi-22-septembre-2020


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