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5.3.1. Protection, exploitation, transformation des milieux : rôle de l’État fédéral et des États fédérés aux États-Unis

États-Unis : un rapport paradoxal à l’environnement.

  • contradictions entre exploitation intensive des ressources naturelles
    (==> dégradation de l’environnement) et politiques de protection
  • divergences entre État fédéral et États fédérés ou métropoles
  • contrastes géographiques entre des espaces plus engagés que d’autres dans les politiques en faveur de l’environnement.
Podcast du cours manuel Nathan : p. 358-359
Podcast du cours du manuel Nathan : p. 360-361

Ci-dessous en pdf la version DYS du cours :


Carte 1 p. 356

// Actualité

Au fil de l’info, des articles en lien avec nos thèmes de l’écrit HGGSP
(rappel : vous disposez d’un accès « abonné » au journal Le Monde dans l’ENT (Médiacentre) )

GUERRE ET PAIX

https://www.geo.fr/geopolitique/une-grande-guerre-approche-entre-les-etats-unis-et-la-chine-selon-un-haut-grade-de-larmee-212533

ENVIRONNEMENT

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-lubrizol-une-catastrophe-sans-pollution_5580063.html

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-foret-la-gueule-de-bois_5580081.html

https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/05/au-moins-la-moitie-des-glaciers-du-monde-sont-condamnes-par-le-dereglement-climatique_6156787_3244.html

https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/03/robert-vautard-climatologue-nous-vivons-depuis-la-toute-fin-de-l-annee-2022-des-conditions-de-temperature-absolument-record_6156396_3244.html

https://www.francetvinfo.fr/meteo/l-annee-2022-a-ete-la-plus-chaude-jamais-enregistree-en-france-avec-14-5-degres-de-temperature-moyenne-confirme-meteo-france_5584734.html

PATRIMOINE

https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/decouvrir-le-patrimoine-normand-avec-tous-les-sens-en-eveil-aux-cinq-sens-a-caudebec-en-caux-en-normandie-des-visites-culturelles-invitent-les-visiteurs-a-utiliser-tours-leurs-sens-pour-decouvrir-le-patrimoine_5576202.html

https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/archeologie/un-accord-est-en-cours-de-finalisation-avec-le-british-museum-pour-le-retour-en-grece-des-marbres-du-parthenon_5580135.html

https://www.lemonde.fr/culture/article/2023/01/06/musees-et-monuments-francais-vers-un-retour-a-la-normale-des-frequentations-apres-les-annees-de-pandemie-de-covid-19_6156826_3246.html

https://www.francetvinfo.fr/culture/cuisine-et-gastronomie/gastronomie-des-recettes-d-antan-remises-au-gout-du-jour_5578431.html

5.1.+. Documentaire : Aux racines de l’anthropocène

par PSL Université (Paris Sciences et Lettres)

PSL est composée de onze établissements : Collège de France, Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique – PSL, Dauphine – PSL, École nationale des chartes – PSL, École nationale supérieure de Chimie de Paris – PSL, École normale supérieure – PSL, École Pratique des Hautes Études – PSL, ESPCI Paris – PSL, Institut Curie, Mines Paris – PSL, Observatoire de Paris – PSL
Elle bénéficie du soutien de trois organismes de recherche : CNRS, Inria, Inserm.

L’humanité a profondément et durablement affecté son environnement – à tel point qu’on parle désormais « d’anthropocène ». Comment en est-on arrivé là ? Philosophie, paléontologie, histoire, climatologie, physique, ethnologie : partez à la rencontre des chercheurs les plus en pointe de leurs domaines.

0:00 Introduction
1:06 La faute à Descartes ? [Philosophie]
8:50 Retour à l’âge de pierre [Paléontologie]
14:08 La révolution industrielle : Bascule majeure [Histoire]
23:00 CO2 et climat [Climatologie]
32:55 Par-delà Nature et Culture [Ethnologie]
40:13 Butiner la rosée [Physique]
47:54 Trouver de nouveaux modèles [Ethnologie]

Avec :
Dan Arbib, philosophe à l’ENS – PSL.
Hélène Coqueugniot, paléo-pathologue à l’EPHE – PSL.
Thomas le Roux, historien à l’EHESS.
Valérie Masson-Delmotte, climatologue à l’Université Paris-Saclay.
Philippe Descola, ethnologue, professeur au Collège de France.
Daniel Beysens, physicien à l’ESPCI Paris – PSL.

Ovnis : objets de connaissance ?

Peut-on s’intéresser aux ovnis sans être soupçonné de « virer complotiste » ? Et quel rapport avec THGGSP ?
Un thème (la connaissance, au programme de l’écrit cette année – mars 2023) et une piste pour une question de Grand Oral.

Entendu sur France Inter dimanche 4 décembre 2022. Un reportage de Mathieu Mondoloni :

Après des décennies de culture du secret aux États-Unis, le Pentagone annonce la création d’un « Bureau de résolution des anomalies ». En France, les enquêteurs du Geipan (Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés) reçoivent près de 700 témoignages par an.

« Au delà des hypothèses, des croyances, des fantasmes aussi, le véritable enjeu, c’est la surveillance du ciel. Chaque jour, 12 000 aéronefs se déplacent dans l’espace aérien Français. Aux moments les plus chargés de la journée, 1400 peuvent survoler simultanément le territoire. Ils sont suivis par suivis par 70 radars, répartis un peu partout en France. Avec 3 centres de détection et de contrôle, et des informations centralisées dans la base 942, de Lyon Montverdun, qui régulièrement transmet des informations sur des phénomènes aérospatiaux non-identifiés au GEIPAN. »

4.3.1. La gestion du patrimoine français : évolution d’une politique publique

Cours p. 286-287
Jalon p. 288-289

Méthode :

  • mot-clé : acteurs (du patrimoine)
  • axe 1 : ils sont de plus en plus nombreux
  • axe 2 : en conséquence les problématiques liées à la politique du patrimoine évoluent.

voir aussi : la Mission Stéphane Bern (patrimoine immobilier en péril)

https://www.missionbern.fr/

4.1.2.2. La Grèce exige le retour des frises du Parthénon : le corrigé

Réponses / corrigé :

  • exposer le contexte en 1801 et le contexte en 2020.

    En 1801, la Grèce appartient à l’Empire ottoman depuis le XIVe s. Elle a auparavant été byzantine et romaine. Et il n’y a jamais eu d’Etat grec à proprement parler puisque la Grèce antique était constituée de nombreuses cités-Etats dont Athènes et Sparte. La proclamation de l’indépendance de la Grèce date de 1830. C’est alors seulement qu’Athènes en devient la capitale et la colline de l’Acropole son symbole. En 2020, la Grèce fait partie de l’Union européenne et le Royaume-Uni en sort. C’est l’occasion pour la Grèce d’inclure cette question dans les négociations du Brexit.

    https://www.lefigaro.fr/arts-expositions/londres-craint-que-la-restitution-des-frises-du-parthenon-s-invite-dans-les-negociations-du-brexit-20200220
  • quels sont les « acteurs » cités dans l’article ? En existe-t-il d’autres ?

    Le gouvernement grec (la Grèce), le Royaume-Uni (Londres), l’Empire ottoman (début du XIXe s.), le British Museum de Londres, le diplomate britannique Lord Elgin, les comités internationaux soutenant la restitution des marbres du Parthénon (dont l’Association internationale pour la réunification des sculptures du Parthénon), la ministre grecque de la Culture (Lina Mendoni), l’UNESCO (organisation liée à l’ONU), le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Autres : les opinions publiques, le peuple grec, les personnalités (people), d’autres Etats se trouvant dans la même situation que la Grèce par rapport à une spoliation ancienne….
  • l’enjeu matériel (les frises et autres marbres) : de quoi parle-t-on exactement lorsqu’on parle des frises du Parthénon ?

    Les frises du Parthénon sont en marbre et de style ionique (sur un bâtiment dorique). Elles mesurent 160 mètres de long et représentent 378 figures humaines et 245 animaux. L’ensemble entourait le sékos (partie fermée) du Parthénon qui est situé sur l’Acropole d’Athènes. Il fut sculptée sous la direction de Phidias entre 442 et 438 av. J.-C.
    (d’après wikipedia)
  • que s’est-il passé exactement à Athènes puis à Londres au début du XIXe siècle ?

    Lord Elgin, en 1801, obtint de l’empire ottoman un accès à l’Acropole.
    Un tiers des côtés sud et nord de la frise fut enlevé. En 1802, la moitié du décor sculpté du Parthénon fut aussi enlevée. À l’automne 1802, encore sept nouvelles plaques. Les travaux continuèrent jusqu’en 1804-1805. Les caisses furent envoyées à Londres.
    Lord Elgin loua une résidence sur Park Lane pour exposer sa collection en 1807 dans un « abri de jardin » ; les marbres furent rapidement très à la mode.
    Au début des années 1810, ce pillage fut dénoncé par le poète Lord Byron. Pressé par les problèmes financiers, Lord Elgin chercha à vendre sa collection. Le gouvernement anglais la racheta et installa les marbres au British Museum.
    (d’après wikipedia)
  • quelles ont été les étapes de la controverse depuis ?

    1832-1848 : négociations entre la Grèce et le Royaume-Uni
    1983 : la ministre de la Culture de l’époque, Melina Mercouri, réclame le retour des frises à Athènes.
    1997 : le nouveau ministre de la Culture britannique déclare à la BBC que le retour des marbres d’Elgin n’était “ni faisable ni raisonnable”.
    2008 : ouverture du nouveau musée de l’Acropole à Athènes
    2014 : l’Unesco demande le retour des frises du Parthénon
    2020 : la Grèce formule une nouvelle demande de restitution
  • quels ont été les arguments utilisés dans la controverse depuis 1801 jusqu’à 2020 ?

    Le gouvernement grec avance 2 arguments :
    le premier fait valoir que tout État doit pouvoir être propriétaire d’un élément essentiel de son patrimoine culturel ou historique ;
    le second est que la frise a été achetée au gouvernement ottoman qui ne représentait pas le peuple grec.
    À cette argumentation, le gouvernement britannique répond que la frise a été achetée au représentant de l’autorité souveraine en fonction au moment de la vente, c’est-à-dire l’Empire ottoman et que l’État britannique en est donc le légitime propriétaire. Quant au British Museum, il répond que les éléments de la frise font partie du patrimoine mondial et qu’elles sont plus accessibles au public à Londres qu’à Athènes. Les partisans du British Museum prétendent, également, que les marbres ont été mieux conservés à Londres que dans la pollution athénienne. (wikipédia)
  • quels sont les enjeux géopolitiques et patrimoniaux en 2020 ?

    En 2020, la Grèce sort d’une décennie marquée par une crise financière et économique majeure. Elle cherche à réaffirmer sa place dans l’UE et plus généralement dans l’Europe. Cela passe par le rappel du rôle fondateur de la culture grecque dans la civilisation européenne dans un moment où la Grèce doit faire face à la « nouvelle politique ottomane » du président Turc R.T. Erdogan. L’Europe a donc toutes les raisons d’écouter la demande grecque concernant la restitution des frises du Parthénon, surtout dans le contexte du Brexit.

  • citez d’autres exemples de problématiques similaires en France actuellement.

    Par exemple les biens pillés durant la colonisation.
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-de-lhistoire/le-journal-de-lhistoire-du-mardi-22-septembre-2020

2.3.4.3. ECD : corrigé des 14 questions

  1. Qui est Dominique de Villepin ?
    Né en 1953 au Maroc, diplomate, écrivain, avocat et homme d’État français. Considéré comme un visionnaire pour son discours à l’ONU en 2003, expliquant pourquoi la France ne participerait pas à la guerre d’Irak. Proche collaborateur de Jacques Chirac. Il est successivement ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis de l’Intérieur de 2004 à 2005 dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin, avant d’être nommé Premier ministre par le président Chirac en mai 2005.
  2. Qu’est-ce que le Conseil de sécurité de l’ONU ?
    Le Conseil de sécurité des Nations unies est l’organe exécutif de l’ONU. Il a « la responsabilité du maintien de la paix et de la sécurité internationale » et dispose de pouvoirs tels que l’établissement de sanctions internationales et l’intervention militaire. Il est composé de 15 membres dont 5 membres permanents (Chine, Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni)
  3. Qui souhaite une guerre contre l’Irak en 2003 ? Pour quelles raisons ?
    Les Etats-Unis (et leurs alliés, dont le R-U et la Turquie : voir carte). L’argumentaire des E-U présenté au CS de l’ONU par Colin Powell, secrétaire d’Etat des E-U (= ministre des affaires étrangères) est que l’Irak possède des armes de destruction massive et abrite les terroristes d’ Al-Qaeda.
  4. Quelle est la situation géopolitique de l’Irak en 2003 suite à la Guerre du Golfe de 1991 ?
    La situation est politiquement et humainement catastrophique. Saddam Hussein est toujours au pouvoir. Il a massacré les populations chiites du Sud-Est de l’Irak, et gazé les populations kurdes au Nord. Les sanctions internationales ont réduit les populations civiles à la misère.
  5. Pourquoi DdV dit-il qu’il faut « préserver l’unité de l’Irak » (quels sont les enjeux géopolitiques) ?
    Car si l’Irak explose et/ou sombre dans la guerre civile, c’est la sécurité dans l’ensemble du Moyen-Orient qui sera menacé. Une remise en cause de l’intégrité territoriale ouvrirait la voie à d’autres guerres. Et l’explosion de l’Irak servirait d’abord les intérêts de l’Iran, une république islamiste qui cherche déjà à se doter de l’arme nucléaire avec le projet avoué de détruire Israël.
  1. Quelle est la nature de la menace si l’on se rapporte aux objectifs des « inspections » menées par l’ONU après la Guerre du Golfe de 1991 ?
    Guerre chimique et guerre bactériologique (la fiole que montre Colin Powell au CS de l’ONU est censée contenir de l’anthrax : bacille provoquant une maladie infectieuse mortelle).
  2. Quels arguments DdV utilise-t-il pour affirmer que la guerre n’est pas le plus court chemin vers la paix ?
    D’abord parce que « la guerre est toujours la sanction d’un échec ». Et ensuite parce que construction de la paix après la guerre sera un chemin « long et difficile ».
  1. Quelle a été la position officielle de la France sur cette question d’une 2de intervention militaire en Irak en 2003 ?
    La France a condamné cette intervention. Elle avait auparavant menacé d’utiliser son droit de veto au CS de l’ONU en cas de vote majoritaire (8/15 au moins) en faveur d’une intervention en Irak.
  2. Comment les États-Unis ont-ils accueilli ce choix géopolitique ?
    Très mal. Une violente campagne anti-française s’est développée aux Etats-Unis (french bashing). En oubliant qu’avec la France, il y avait l’Allemagne, la Russie et la Chine.
  3. Quelle stratégie ont-ils finalement adoptée ?
    Y aller sans mandat de l’ONU. Mais avec une coalition incluant entre autres le Royaume-Uni, l’Australie, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Pologne, la Turquie et l’Ukraine (voir carte).
  4. Les arguments qu’ils ont avancés pour justifier une intervention étaient-ils valables ?
    Non. Aucune arme de destruction massive trouvée. 10 ans plus tard, Colin Powell a « plaidé non-coupable » devant l’histoire.
  5. Quel bilan peut-on tirer aujourd’hui de cette 3e Guerre du Golfe (Irak 2003-2011) ?
    Un bilan extrêmement négatif. Guerre civile en Irak. Implantation des islamistes d’Al-Qaeda, mais aussi ceux de Daesh (califat d’A. B. al-Baghdadi). Confusion dans l’esprit des populations arabes entre E-U et Occident (le refus de la France a été oublié au MO). Scandale politique et moral de la torture organisée par les E-U. Le départ des E-U en 2011 fut un aveu d’échec, mais aussi un choix cynique et égoïste de l’administration Obama. Une grande déception pour ses soutiens.
  6. En quoi ce bilan a-t-il pu influencer la position des EU de Barak Obama sur la question d’une intervention dans guerre civile en Syrie (depuis 2011) ?
    Barak Obama avait suscité des espoirs dans le monde avec son discours du Caire (2009). Mais après le retrait des troupes américaines en 2011 (annoncé dans son programme en 2008) et les difficultés d’un retrait des troupes américaines d’Afghanistan (intervenu dans des circonstances catastrophiques en septembre 2021 sous la mandat de J. Biden), Obama ne souhaite pas ouvrir un nouveau front au MO. C’est pourquoi, bien qu’ayant menacé B. el-Hassad (Syrie) d’une intervention en cas d’utilisation d’armes chimique contre ses populations, il recule finalement, abandonnant au passage la France qui souhaitait une intervention militaire conjointe.
  7. Résumez brièvement la situation politique en Irak en 2022.
    Eh bien…

2.3.4.2. Étude critique de document

La France s’oppose en 2003 à une intervention militaire de l’ONU en Irak

lien essentiel pour comprendre les enjeux de ce discours :

https://www.arte.tv/fr/videos/074567-011-A/les-grands-discours-dominique-de-villepin/

 Les grands discours : Dominique de Villepin – Non à la guerre d’Irak

Le 14 Février 2003, au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU, Dominique de Villepin refuse d’engager la guerre contre Saddam Hussein portée par les États-Unis et la Grande-Bretagne. D’une voix claire et posée, il prononce un puissant discours pour la paix. Malgré tout, ces mots n’auront pas empêché le conflit d’avoir lieu.
L’ONU est sans doute l’un des temples fameux des discours de notre siècle. C’est ici à New-York que les chefs d’États et leurs représentants unissent ou dissocient leurs voix.
Février 2003, à la table du Conseil de sécurité, deux camps s’opposent au sujet de l’Irak : celui de la guerre contre Saddam Hussein portée par les États-Unis et la Grande-Bretagne, et celui de la paix dont la France prit la tête. Le 14 février, le ministre des Affaires étrangères français, Dominique de Villepin, trace par les mots un chemin vers une solution pacifique et se fait ainsi le porte-parole des nations et des peuples opposés à cette guerre. Malgré tout, le conflit aura lieu et quatorze ans après, comme le prédisait le ministre français, la paix reste encore à construire.
Quels ont été les dessous de cette bataille diplomatique ?
Pourquoi ce discours résonne-t-il encore à l’ONU aujourd’hui ?

Réalisation : Jean Bulot (France, 2017)
disponible jusqu’au 30 juin 2022 (?)


En bleu, les Etats participant à la coalition américaine favorable à une intervention en Irak en 2003


QUESTIONS préparatoires :

  1. Qui est Dominique de Villepin ?

  2. Qu’est-ce que le Conseil de sécurité de l’ONU ?

  3. Qui souhaite une guerre contre l’Irak guerre ? Pour quelles raisons ?

  4. Quelle est la situation géopolitique de l’Irak en 2003 ?

  5. Pourquoi DdV dit-il qu’il faut « préserver l’unité de l’Irak » (quels sont les enjeux géopolitiques ?) ?

  6. Quelle est la nature de la menace si l’on se rapporte aux objectifs des « inspections » menées par l’ONU après la Guerre du Golfe de 1990-1991 ?

  7. Quels arguments DdV utilise-t-il pour affirmer que la guerre n’est pas le plus court chemin vers la paix ?

  8. Quelle a été la position officielle de la France sur cette question d’une 2de intervention militaire en Irak en 2003 ?

  9. Comment les États-Unis ont-ils accueilli ce choix géopolitique ?

  10. Quelle stratégie ont-ils finalement adoptée ?

  11. Les arguments qu’ils ont avancés pour justifier une intervention étaient-ils valables ?

  12. Quel bilan peut-on tirer aujourd’hui de cette 3e Guerre du Golfe (Irak 2003-2011) ?

  13. En quoi ce bilan a-t-il pu compter dans la position des EU de Barak Obama sur la guerre civile en Syrie (depuis 2011) ?

  14. Quelle est la situation politique en Irak en 2022 ?

Consigne :

Après avoir rappelé le contexte géopolitique de l’Irak en 2003, vous analyserez les raisons et les enjeux liés au refus de la France de s’aligner sur la position des EU, puis les conséquences de cette 3e guerre du Golfe jusqu’à aujourd’hui.

2.3.2.4. Les accords de Camp David (1978) : le corrigé de la dissertation

Sujet : Les accords de Camp David en 1978

1. Le contexte historique : des circonstances favorables

  • le nouveau président (démocrate) des États-Unis Jimmy Carter (qui a pris ses fonctions en janvier 1977) est favorable à une approche multilatérale ; il défend une vision idéaliste et humaniste de relations internationales fondées sur la paix.
  • le nouveau 1er ministre israélien (de droite) Menahem Begin a une approche pragmatique de la situation : il considère que faire la paix avec la 1re puissance arabe du MO permettra à Israël de se concentrer sur l’essentiel : garder le contrôle de la Cisjordanie occupée depuis 1967 et le plateau du Golan pour empêcher une attaque syrienne.
    Il pense sans doute aussi que c’est une façon intéressante de diviser le monde arabe et d’isoler l’Égypte dans le monde arabe.
  • Anouar el-Sadate l’Egyptien est au pouvoir depuis la mort de Nasser en 1970. La Guerre du Kippour qui a fait trembler Israël en 1973 a, de son point de vue, lavé l’humiliation de l’écrasement militaire subi en 1967 lors de la Guerre des Six Jours. La « paix des braves » est désormais possible.
    Mais une autre raison plus importante pousse Sadate à faire la paix : il veut « faire entrer son pays dans la modernité », c’est-à-dire tourner l’économie de son pays vers le modèle occidental avec le soutien financier des États-Unis : en clair un changement d’alliance en abandonnant le camp de l’URSS au profit de celui des États-Unis.
    Pour cela, il faut accepter les conditions fixées par les Américains : faire la paix avec Israël (allié historique des EU).
  • Le 19 novembre 1977, Sadate effectue un voyage surprise à Jérusalem et y prononce un discours historique à la Knesset (Parlement israélien).

https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/160709-171120-les-dessous-de-la-visite-historique-de-sadate-en-israel-en-1977

2. Les enjeux des accords de Camp David

  • établissement de relations diplomatiques entre l’Égypte et Israël.
  • statut des territoires de Cisjordanie (à l’Est du Jourdain) et de la bande de Gaza (territoire côtier entre Israël et l’Égypte).
  • définition de principes servant de bases à des relations israélo-arabes
  • signature d’un traité de paix entre Israël et l’Égypte (26 mars 1979 à Washington) après restitution du désert du Sinaï à l’Egypte et le départ de 2000 colons juifs qui s’y sont installés.

3. Les conséquences des accords de Camp David

2.3.2.3. Les accords de Camp David (1978) : un sujet de dissertation

Sujet de dissertation :

Expliquez…
1. le contexte (historique)
2. les enjeux
3. et les conséquences
… des Accords de Camp David en 1978.

Le plan :

1) le contexte historique des accords

2) les enjeux des accords

3) Les conséquences des accords

Documentation :

>> sur les accords :

https://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2018/09/16/26010-20180916ARTFIG00121-17-septembre-1978-les-accords-de-camp-david-visa-pour-la-paix-israelo-egyptienne.php

https://www.histoire-pour-tous.fr/dossiers/2497-signature-des-accords-de-camp-david-26-mars-1979.html

https://m.ina.fr/video/CAB7900522501/la-signature-des-accords-video.html

>> sur les guerres israélo-arabes :

https://enseignants.lumni.fr/parcours/0043/le-conflit-israelo-arabe-de-1948-a-nos-jours.html

https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000192/les-accords-de-camp-david.html